FONCTIONNEMENT du cerveau et du corps

Publié le par alternativesenmedecinegenerale

Cette lettre est juste :

Quand on traverse un parcours de soins -ou qu'on en sort- on croit souvent que le plus dur, c'est ce qu'on vit médicalement, Lisa.

 

Les diagnostics. Les rendez-vous. L'attente. L'incertitude.

 

Et oui, tout ça, c'est dur. Hyper dur.

 

Mais il y a quelque chose que personne ne vous dit. Quelque chose de plus discret, et pourtant épuisant à sa façon.

Le plus dur, parfois, c'est de ne plus savoir comment ralentir.

 

On en parle, de ce rythme qui reprend si vite le dessus ?

Vous mangez vite un petit truc. Vous allez vite faire deux petites courses. Vous répondez juste à ce message, et après vous vous reposez (mais le canapé, il ne vous voit pas très souvent…).

 

Comptez mentalement combien de fois le mot vite apparaît dans votre journée.

 

Ce n'est pas un hasard. C'est ce qu'on appelle le mode urgence. Et il s'est installé sans votre consentement... clandestinement !

 

Pourquoi votre cerveau reste en mode urgence

Pendant votre parcours médical, votre système nerveux a appris quelque chose de vital : être sur le qui-vive, tout le temps, c'est survivre.

 

Chaque rendez-vous peut être porteur d'une mauvaise nouvelle. Chaque symptôme mérite d'être surveillé. Votre cerveau s'est adapté : il a appris à anticiper, à maintenir un niveau d'alerte élevé. Pour vous protéger. Pour être au taquet "au cas où".

 

Le problème : que le parcours soit en cours ou terminé, ce mode ne s'éteint pas facilement. Il continue à tourner en arrière-plan. Et sans vous en rendre compte, vivez dans le vite: la to-do liste, les tâches qu'on empile l'une après l'autre… jusqu'à ce que vous vous preniez le mur. Pan, épuisée.

 

Parce que votre cerveau se souvient de comment vous étiez avant. Mais votre corps, votre système nerveux, eux, ils ont dégusté.

 

Et ce fossé entre ce que vous trouvez normal et votre nouvelle réalité crée de la frustration, de la tristesse, du découragement, de la culpabilité… parfois même de la colère.

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