Pour moi une nouvelle piqure de rappels de FAITS
Mais la politique actuelle de notre gouvernement ne l'entend toujours pas.😡
Puisqu'il est souhaitable de réaliser des économies en prenant soin des personnes : LA PRIORITE est de soutenir l'exercice du MEDECIN DE FAMILLE. Nous en sommes toujours très loin de France
Intro de l'article d'EGORA du 13 Octobre par dr Frédérique Villeneuve.
Les études internationales se multiplient : la continuité du suivi par un médecin généraliste est associée à moins d’hospitalisations, une meilleure survie et des dépenses de santé réduites. En France, pourtant, les réformes privilégient toujours davantage la multiplication des intervenants et la fragmentation des soins, au risque d’affaiblir ce qui fait la force du médecin traitant, dénonce le Dr Frédéric Villeneuve, vice-président de la FMF-Gé
Autre extrait :
En Espagne, une étude de 2026 portant sur 17 889 patients atteints de fibrillation atriale apporte un autre éclairage. Une meilleure continuité avec le médecin de soins primaires y est associée à une anticoagulation plus appropriée (79,5 % vs 69,1 %) et à une réduction relative de 21 % du risque de décès. Plus intéressant encore, les auteurs constatent que l'amélioration de l'anticoagulation ne suffit pas à expliquer entièrement l'association observée avec la survie.
L'Article reprend ensuite les études similaires en Allemagne, Canada, Pays-Bas
Un patient mieux connu, régulièrement suivi, dont les pathologies et les traitements sont appréhendés dans leur ensemble, peut nécessiter moins de recours hospitaliers et de prises en charge aiguës. Il existe donc une différence fondamentale entre le coût d'une consultation et la valeur d'une prise en charge. La première apparaît immédiatement dans les comptes de l'Assurance maladie. La seconde se mesure beaucoup plus difficilement : hospitalisations potentiellement évitées, examens non prescrits, traitements réévalués, complications prévenues, décisions prises au bon moment.
Notre comptabilité sait parfaitement enregistrer ce qui est facturé. Elle est beaucoup moins à l'aise lorsqu'il s'agit de mesurer ce qui n'a pas eu besoin de l'être. Une hospitalisation évitée ne fait pas de bruit. Une consultation supplémentaire, elle, laisse une trace comptable. Il est alors tentant de chercher des économies là où les dépenses sont visibles, sans toujours mesurer les conséquences sur l'ensemble du parcours.
Il se joue peut-être, dans la relation médecin-patient, quelque chose qui dépasse largement l’application d’une recommandation à une pathologie donnée. La continuité des soins et la relation construite dans le temps avec son médecin généraliste pourraient constituer, à elles seules, de véritables outils thérapeutiques.
Dans ces conditions, les réformes mériteraient d'être évaluées non seulement sur leur capacité à produire des rendez-vous supplémentaires, mais aussi sur leurs conséquences sur le suivi des patients, les hospitalisations, les dépenses et les conditions d'exercice des professionnels.
Médecin traitant : ce que la science démontre et que les réformes ignorent
Les études internationales se multiplient : la continuité du suivi par un médecin généraliste est associée à moins d'hospitalisations, une meilleure survie et des dépenses de santé réduit...